Un tumulte révolutionnaire ébranle les voûtes du Palais et se prolonge dans les galeries sonores, mal éclairées, grouillantes de monde.

Des gardes municipaux, en file, l'œil effaré, s'efforcent en vain de maintenir leur ligne de barrage. Des bandes se poussent, se heurtent, s'entremêlent dans la pénombre.

Mille cris se croisent:

—Misérables! Brigands! Traîtres!

—Vive Pellieux!

—Vive l'Armée!

—A bas les juifs!


Au moment où Barois et Luce rejoignent le groupe de Zola et de ses défenseurs, un remous, venu de loin, rompant le cordon de police, les écrase contre le mur.