Jamais elle n'a si douloureusement senti ses torts...
Elle traverse, en évitant de regarder, le cabinet de travail; elle entre dans la chambre; elle aperçoit le lit, le visage livide.

Il ouvre les yeux et la reconnaît sans la moindre surprise. Elle saisit sa main, elle veut y mettre ses lèvres. Mais il l'attire, il se soulève vers elle, et la regarde jusqu'au fond des yeux, avec désespoir.

BAROIS.—Cécile, tu sais, je vais mourir...

Elle secoue la tête, crispant sa volonté pour ne pas fondre en larmes.
Mais l'infirmière s'approche avec des ventouses.

Pascal soutient le corps. Marie écarte les plaques d'ouate. Ils sont tous trois penchés sur le malade. Cécile aperçoit un peu de chair pâle.

Elle s'est reculée. Elle est là, en visiteuse, avec son voile de crêpe, ses gants noirs. Un accablement sans borne...

Elle gagne la porte. Jette un dernier regard vers le lit, et s'enfuit en sanglotant.


Trois semaines plus tard.

Barois est dans son bureau étendu sous une couverture. Il fixe avec anxiété Breil-Zoeger, debout devant lui.