MARIE.—Et qu'est-ce qui fait votre dîner?
BAROIS.—La concierge. (Gaiement.) Vous savez, quand on est seul, ce n'est pas long, un dîner...
MARIE (après une pause).—Avouez, Père, que Pascal vous manque? Je vous l'avais bien dit...
BAROIS (gêné).—Mais non. Je suis parfaitement soigné, je ne manque de rien... D'ailleurs je n'avais pas la place de loger un domestique ici.
Un silence.
Marie reprend ses rangements. Barois la suit des yeux.
Elle passe à sa portée: il saisit sa main et l'appuie à ses lèvres. Elle sourit; mais leurs regards sont lourds d'arrière-pensées.
BAROIS (jouant avec la main de Marie).—Moi qui me faisais une fête de ces huit jours à Paris, avant votre noviciat! Et toutes vos visites auront été des séances de garde-malade!
MARIE.—Vous viendrez me voir à Wassignies...
A l'évocation du couvent, ses pommettes rosissent.
BAROIS.—Les novices ne sont donc pas cloîtrées?