Vestibule dallé. Le battant se referme. Une ombre s'approche, le visage caché sous un voile noir.
Il la suit.
Elle marche vite, agitant sans interruption une claquette de bois. Des couloirs. La religieuse pousse une dernière porte, s'efface pour qu'il passe, et donne un tour de clef derrière lui.
Le parloir: vaste salle au carrelage luisant, divisée en deux, sur toute la hauteur, par un lattis de bois à claire-voie.
Une femme est là, en noir, immobile, écroulée sur une chaise. Il reconnaît Cécile; il s'avance. Elle tressaille et tend la main, sans pouvoir articuler un mot.
Il s'assied près d'elle.
Quelques minutes.
Dans la cour, un carillon léger, se met à sonner ses quatre heures.
Aussitôt, de l'autre côté du grillage, paraissent trois religieuses, de même taille, la figure voilée de noir. Deux d'entre elles vont s'agenouiller devant une statue de la Vierge. La troisième s'approche, et, à l'aide d'une clef, fait jouer un panneau de la clôture; puis elle va rejoindre les autres, qui récitent une dizaine de chapelet.
Cécile et Barois sont debout, les nerfs à vif.
Cécile écarte les lèvres comme si elle allait mourir.
La dizaine s'achève...
L'une des religieuses se signe, et s'avance. Elle écarte son voile...