III
Fin de juillet.
Un matin.
L'abbé Lévys traverse hâtivement la cour. Visage bouleversé.
Cécile l'attend. Elle lui saisit les deux mains; elle ne peut articuler un mot; ses yeux s'emplissent de larmes.
L'abbé monte rapidement l'escalier. Jean habite la chambre dans laquelle son père est mort.
Il est couché, les bras étendus, les traits apaisés. En apercevant l'abbé, il sourit.
JEAN.—Je vous remercie d'être venu tout de suite. Je ne pouvais plus attendre...
Un sourire joyeux, confiant, extraordinaire. C'est la grâce aujourd'hui, qui rayonne sur ces lèvres, dans ce regard...
L'abbé comprend; son cœur bat, ses mains tremblent; tout l'équivoque de sa foi s'évanouit; il redevient, en un instant, pour un instant, le prêtre fervent qu'il a été.
Alors il s'approche de Jean et prend sa main.