Jean ne saisit pas tout de suite.
Long regard d'étonnement, puis de véritable détresse.
JEAN.—C'est toi qui me donnes des raisons pareilles!
Ils demeurent allongés l'un près de l'autre, mêlant leurs tiédeurs, mais l'un à l'autre fermés, rancuneux, hostiles.
JEAN (cherchant à raisonner).—Voyons, réfléchis un instant... Cette neuvaine, je ne t'empêche pas de la faire. Je refuse seulement d'y prendre part... C'est le moindre de mes droits...
CÉCILE (violente et têtue).—Tu parles toujours de tes droits, parle donc aussi de tes devoirs! D'ailleurs, je n'ai rien à t'expliquer... Tu ne comprendrais pas. Mais il faut, il faut absolument que tu viennes avec moi ce soir; sans quoi tout est perdu!
JEAN.—Mais c'est stupide! En me menant là-bas, à mon corps défendant, qui penses-tu tromper?
CÉCILE (suppliante).—Jean, je t'en conjure, viens avec moi ce soir!
JEAN (sautant du lit).—Non, non, et non! Je ne m'oppose pas à tes croyances, mais laisse-moi libre d'agir selon les miennes!
CÉCILE (un grand cri).—Ah, ce n'est pas la même chose!