— Quelle Maison ? demanda Leo en colère, car il détestait également toutes les Maisons.
— Vous êtes des dieux, vous devez le savoir, répondit l’homme. Nous avons vécu ensemble en nous aimant tous les deux, et je laisse à mon fils une bonne ferme. De quoi me plaindrais-je, sinon de vivre encore ?
Comme il était penché sur le corps de sa femme, un sifflement déchira l’air. Il se dressa et voulut fuir, en s’écriant :
— C’est la flèche du Sagittaire. Oh ! que je vive encore un peu… rien qu’un petit peu !
La flèche le frappa, et il mourut. Leo et Virgo s’entre-regardaient et tous deux étaient ébahis.
— Il souhaitait mourir, dit Leo. Il disait qu’il souhaitait mourir, et quand la mort est venue, il a tenté de fuir. C’est un lâche.
— Non, dit Virgo, ce n’est pas un lâche. Il me semble que j’éprouve le même sentiment que lui. Leo, il nous faut en apprendre davantage là-dessus, pour l’amour d’eux.
— Pour l’amour d’eux, répéta Leo, très haut.
— Parce que nous sommes destinés à ne jamais mourir, reprirent ensemble Leo et Virgo, encore plus haut.
— Assieds-toi donc là tranquillement, ma femme chérie, dit Leo. Moi, j’irai visiter les Maisons que nous haïssons, et j’apprendrai d’elles le moyen de faire vivre comme nous ces hommes et ces femmes.