— Bravo ! m’écriai-je sans y prendre garde.

— Ne faites pas de bruit devant les cibles, cria Ouless, de l’endroit du tir. Cela dérange les hommes.

Je m’excusai, et Ortheris continua :

— Nous avions mis habit bas, et il me dit :

«  — Êtes-vous prêt ? qu’il dit. Venez-y donc.

« Je m’avance, un peu hésitant au début, mais il m’attrape sous le menton, ce qui m’échauffe. Je voulus marquer le petit zigue et je tapai haut, mais il para et m’attrapa au-dessus du cœur comme un brave. Il n’était pas si fort que moi, mais il en savait davantage, et au bout d’environ deux minutes je crie : « Time ! » Il recule… selon les règles du combat.

«  — Venez-y quand vous serez prêt, qu’il dit.

« Et quand j’eus repris haleine j’y allai de nouveau, et je lui en donnai un sur le nez qui lui colora sa blanche chemise aristocratique. Cela le fâcha, et je m’en aperçus en un clin d’œil. Il arrive tout contre moi, au corps à corps, résolu à me toucher au cœur. Je tins tant que je pus et lui fendis l’oreille, mais alors je commençai à hoqueter, et le jeu fut fini. J’entrai dans sa garde pour voir si je pouvais l’abattre, et il m’envoie sur la bouche un coup qui me jette à terre et… regardez ici !

Ortheris releva le coin gauche de sa lèvre supérieure. Il lui manquait une canine.

— Il se tint au-dessus de moi et me dit :