Kashima était heureux alors.
La justice divine paraissait aussi lointaine que Narkarra ou le chemin de fer qui va vers la côte. Mais le gouvernement expédia le major Vansuythen à Kashima, et il y vint accompagné de sa femme.
A Kashima l’étiquette a beaucoup d’analogie avec celle qui régnerait sur une île déserte.
Quand un étranger y est jeté, toute la population descend sur le rivage pour lui souhaiter la bienvenue.
Kashima se rassembla sur le quai de maçonnerie qui se trouve près de la route de Narkarra et se mit en devoir d’offrir le thé aux Vansuythen.
Cette cérémonie fut réputée une visite en règle et leur donna le libre usage de la station avec ses droits et privilèges.
Quand les Vansuythen furent installés, ils donnèrent, pour pendre la crémaillère, une petite réception à tout Kashima, et cela ouvrit leur maison à tout Kashima, conformément à l’usage immémorial de la station.
Puis arrivèrent les pluies, époque où personne ne peut sortir pour camper, où la route de Narkarra disparaît sous les inondations du fleuve Kasun.
Le bétail allait s’enfonçant jusqu’aux genoux dans les pâturages en forme de bassin circulaire de Kashima.
Les nuages tombaient par masses des collines de Dosheri et couvraient tout.