A l’heure du dîner, Boulte revint de sa promenade, pâle, l’air fatigué, égaré, et la femme fut émue de le voir si malheureux.

Pendant que la soirée s’écoulait, elle murmura quelques mots de chagrin, quelques propos qui ressemblaient à de la contrition.

Boulte revint de son humeur noire, et dit:

—Oh! cela. Mais je ne pensais point à cela! A propos, qu’est-ce que dit Kurrell au sujet de votre départ à vous deux?

—Je ne l’ai pas vu, dit mistress Boulte. Grand Dieu! Est-ce là tout?

Mais Boulte n’écoutait pas et la phrase de sa femme se perdit dans une sensation d’étranglement.

Le jour suivant n’apporta aucun soulagement à mistress Boulte, car Kurrell ne parut pas, et la nouvelle existence que, dans les cinq minutes d’affolement de la soirée précédente, elle avait cru se créer au moyen des ruines de l’ancienne, ne semblait pas plus près de se réaliser.

Boulte déjeuna, lui recommanda de faire manger le poney arabe qu’elle possédait, et s’en alla.

La matinée se passa.

A midi, la tension était insupportable.