Il reprit:
—Et lui, qu’est-ce qu’il vous disait?
Mais mistress Vansuythen qui n’avait aucun goût pour les explications et les protestations passionnées, s’était mise à genoux près de mistress Boulte.
—Oh! brute, s’écria-t-elle. Tous les hommes sont les mêmes. Aidez-moi à la transporter dans ma chambre. Elle s’est fendu la figure en heurtant la table. Voyons, tenez-vous tranquille et aidez-moi à la porter. Je vous déteste, je déteste le capitaine Kurrell. Soutenez-la doucement, et maintenant, en route. Partez!
Boulte porta sa femme dans la chambre de mistress Vansuythen et s’en alla impénitent, brûlant de jalousie sans attendre l’explosion de l’orage de colère et de répulsion dont le menaçait la dame.
Kurrell, s’il avait fait la cour à mistress Vansuythen, aurait-il fait à Vansuythen autant de dommage qu’il en avait fait à Boulte, qui se prit à se demander si mistress Vansuythen s’évanouirait en apprenant que l’homme qui lui avait fait la cour la reniait absolument.
Pendant qu’il méditait là-dessus, Kurrell arrivait par la route au trot de son cheval.
Il ralentit en lançant un joyeux bonjour.
—Eh bien, on est encore à chauffer mistress Vansuythen? Voilà qui est mal pour un homme posé, marié! Qu’est-ce qu’en dira mistress Boulte?
Boulte releva la tête et répondit avec lenteur: