— Holà ! cria-t-il. Qui êtes-vous, qui vous embusquez afin de faire rompre le cou aux gens ? Parlez, ou sinon…

Mais j’empoignai sa bride.

— M. de Géol ! m’écriai-je, le cœur battant à me rompre la poitrine.

— Arrière ! cria-t-il, en m’examinant, car il ne reconnaissait pas ma voix. Qui êtes-vous ? qui est là ?

— C’est moi, moi M. de Saux, répondis-je avec cordialité.

— Hé quoi, l’ami, exclama-t-il du ton de la plus grande surprise, je vous croyais à Nîmes depuis plus de dix jours ! Nous avons votre cheval avec nous.

— Avec vous ? Mon cheval !

— Hé oui. Votre bon ami que voici le mène depuis Millau. Mais qu’êtes-vous devenu tout ce temps ? Et que faites-vous ici ? reprit-il avec méfiance.

— J’ai perdu mon passeport. Il m’a été volé par Froment.

Il siffla.