La mort, hélas ! rôdait autour de nous, et nous ne devions plus l’ignorer longtemps ! Au bout d’une minute, Denise se dégagea, et me repoussant loin d’elle, pâlissant et rougissant tour à tour, les yeux humides et brillants, sous la lumière de la lampe.

— Qu’êtes-vous venu faire ici, monsieur ? s’écria-t-elle. Et dans ce costume !

— Je suis venu pour vous voir, répondis-je.

Et ce disant je m’avançai d’un pas et voulus la ressaisir dans mes bras.

Mais elle me repoussa.

— Oh ! non, non ! s’écria-t-elle, frissonnante. Pas maintenant ! Savez-vous bien qu’ils vous tueraient ! Ils vous tueraient s’ils vous trouvaient ici ! Allez-vous-en ! vite, avant qu’il ne soit trop tard !

— Faut-il donc que je vous quitte ?

— Oui, répondit-elle avec un geste de détresse, il le faut. Je vous en conjure.

— Et que je vous abandonne à Froment ? exclamai-je encore.

Elle me regarda d’une façon nouvelle, et avec un léger sursaut.