— Avec votre permission, monsieur le vicomte, commença-t-il.

Puis il s’arrêta, et se redressant — car la force de l’habitude lui courbait l’échine — il reprit tout à trac :

— L’intérêt public, monsieur. Et pour avoir l’honneur de conférer avec vous à son sujet.

— Conférer avec moi ? fis-je tout surpris. Sur l’intérêt public ?

Il sourit avec malaise, mais tint bon.

— Parfaitement, monsieur. Il s’est produit de si grands changements… et nous avons tellement besoin de conseils…

— Que je ne dois pas m’étonner, si M. Doury vient les demander à Saux.

— Parfaitement, monsieur.

Sans chercher à dissimuler mon mépris et mon étonnement, je haussai les épaules et regardai le curé.

— Eh bien ! dis-je après un instant de silence, qu’y a-t-il ? Avez-vous été pris à vendre de mauvais vin ? Ou désirez-vous savoir le nombre de plats fixé par décret des états généraux ? Ou…