— Assez ! intima sa voix rauque et brutale. Sommes-nous venus ici simplement pour gueuler ? Et quant à vous, seigneur, livrez-nous Gargouf, et on vous laissera partir. Sans quoi, nous brûlons le château, et vous tous avec.

— Vil manant ! m’écriai-je. Nous avons des fusils, et…

— Les rats ont beau avoir des dents, ils grilleront ! Ils grilleront ! répliqua-t-il.

Et il désigna triomphalement, de sa cognée, les bâtiments en feu.

— Ils grilleront !… Mais écoutez bien, seigneur, reprit-il, vous avez une minute pour vous décider. Livrez-nous Gargouf à discrétion, et les autres pourront se retirer.

— Tous ?

— Oui, tous.

Je frissonnai.

— Mais Gargouf ? dis-je. Allez-vous… Qu’allez-vous faire de lui ?

— Le faire rôtir ! rugit le forgeron, avec un affreux blasphème, et les sacripants qui l’entouraient eurent un rire de damnés. Le faire rôtir, après l’avoir écorché vif !