PLANCHE XXVII.
(XXXVII de l'Édition royale.)
Cette peinture offre une Décoration au milieu de laquelle est un personnage qui peut représenter un Camille ou Ministre de sacrifice. Il porte un rameau, peut-être allusif aux lustrations, et une corbeille qui peut contenir les restes du sacrifice, que les servans recueillaient avec soin, comme ayant la vertu de conserver la santé. Ses pieds et ses jambes sont revêtus de bandes de lin (fasciæ crurales) quelquefois en usage chez les Romains. Le jeune bouc de couleur rouge qu'on voit sur une table de marbre avancée, paraît placé là comme la statue de cet animal, et annoncer que le lieu est consacré à Bacchus. Sous les pieds du jeune homme est un tableau où l'on voit un léopard poursuivant un jeune cerf. Tout est capricieux dans cette Décoration; et, comme nous l'avons déjà observé, on ne doit supposer au peintre d'autre intention que celle de couvrir agréablement une surface par des sujets dionysiaques.
Hauteur, 1 P. 10 p°..—Largeur, 1 P. 6 p°.
PLANCHE XXVIII.
(XL de l'Édition royale.)
Cette peinture représente une Victoire. Les poètes et les peintres la dépeignent aîlée, telle qu'on la voit ici, pour exprimer sa rapidité ou son inconstance; c'est à son inconstance que fait allusion cette épigramme de l'Anthologie à l'occasion d'une statue de la Victoire, frappée de la foudre à Rome:
«La Victoire a perdu ses aîles, et ne pourra jamais