s'éloigner de toi».
Cette Victoire est vêtue d'une large tunique blanche; ses cheveux arrangés sur le sommet de la tête voltigent derrière elle; elle a le bras gauche passé dans un bouclier enlevé à l'ennemi, ou symbole des trophées; elle porte à la main une couronne de chêne, telle qu'on la voit sur les médailles des Empereurs, avec la légende ob cives servatos. Les feuilles de cette couronne sont brillantées d'or pur, qu'on voit quelquefois employé comme couleur dans ces peintures antiques.
Hauteur, 1 P. 3 p°. 7 lig.—Largeur, 10 p°. 8 lig.
PLANCHE XXIX.
(XLII de l'Édition royale.)
La franchise du pinceau, l'agrément du coloris répondent, dans ces deux peintures, à la simplicité et à la vivacité de la composition. Deux Satyres velus et barbus, le front armé de longues cornes, se battent à coups de tête contre des boucs. On voit dans Béger (Th. Br. p. 154) une pierre gravée qui représente un Panisque en semblable combat. L'inclination libidineuse de ces animaux révérés chez les Égyptiens, comme symboles de la nature productive, aussi-bien que celle de leurs antagonistes, semble offrir la rivalité pour cause de ce combat. Nos Satyres résisteront mieux, sans doute, que le jeune Sybarite Cratis, qui, au rapport d'Ælien (H. A. VI, 42.) expia ses bizarres amours, victime de la jalousie de son dur et fier rival. Ils ont les bras repliés sur le dos, et combattent généreusement à armes égales: cette circonstance peut encore donner l'idée d'un jeu occasionné par les fêtes de Bacchus.
CHAQUE SUJET.—Hauteur, 8 p°.—Largeur, 11 p°.