NOTES:

[28] Il y a dans le texte po-iu, expression qui désigne un vase dont les religieux bouddhistes se servent pour demander l'aumône.

[29] Voyez plus haut, page [177].


[CHAPITRE XI.]

ARGUMENT.

Le Tao-ssé de Mao-chân descend, avec la rage dans le cœur, du sommet de sa montagne.

L'astre Wen-sing[30] entre dans le monde, et sa naissance fait éclater des transports de joie.


Depuis mille automnes l'astre Wen-sing[31] vivait inconnu sur une montagne céleste[32]. Tantôt il dormait sur les nuages, tantôt il dirigeait une barque légère dans les vagues de l'empyrée.

Les péchés des deux astres qui lui ont donné le jour le retenaient encore captif; mais une fois entré dans le monde, il arrive au faîte des honneurs.

Hân-wen ayant renoué ses premières relations avec les deux Fées, se dispose à les accompagner dans la ville de Tsiên-tang. Ils louent un bateau et arrivent chez Ki-kong-fou, qui se trouvait en ce moment sur le seuil de sa porte. Dès qu'il eut aperçu Hân-wen, il fut rempli de joie, et rentra promptement dans l'intérieur de sa maison. «Chère épouse, dit-il à Hiu-chi, voilà votre frère qui arrive.»