Laissons le marchand de chair humaine en compagnie de ses marchandises bonnes ou mauvaises, saines ou avariées, et terminons en deux mots ce qui nous reste à dire.

La fin de cet industriel n’offre rien de remarquable: elle est celle de tout honnête négociant qui a su gagner par son travail de quoi vivre tranquillement. Seulement, par une de ces bizarreries si communes à notre espèce, on observe qu’après avoir acquis sa fortune à trafiquer de son semblable comme d’un bétail, il n’est pas rare de le voir devenir sur ses vieux jours philanthrope et pointilleux à l’excès sur tout ce qui regarde la dignité de l’homme. Nous connaissons un ancien correspondant qui est un des partisans les plus zélés de l’émancipation des nègres. O mystères du cœur humain! S’avouer négrophile, quand on a fait la traite... des blancs!!!

Charles Friès.


LE GARÇON DE CAFÉ

[Agrandir]

LE GARÇON DE CAFÉ.

~~~~~~~~