Au cours des fêtes, M. Ch. Cazalet, interprète autorisé de la jeunesse française, a donné au ministre de la Guerre l'assurance de l'adhésion enthousiaste de tous ces jeunes gens à la loi de trois ans, parce qu'ils savent «qu'on ne respecte que les forts». Et M. Etienne l'a remercié avec émotion.
Le lendemain, à l'issue du banquet que l'Union et la ville de Vichy offraient aux membres du gouvernement, le président du Conseil, de son côté, a affirmé une fois de plus le ferme dessein qui anime le cabinet entier qu'il préside d'accomplir tout son devoir patriotique en soutenant devant le Parlement le projet d'augmentation du service militaire, car «la défense nationale est le premier devoir d'un républicain».
Le dernier acte de ces belles fêtes a été la remise, par la section de Tunis-ville, qui le gardait depuis l'an dernier, du drapeau de l'Union à M. Ch. Cazalet, qui allait le confier à son tour, pour l'année qui s'ouvre, aux gymnastes de Vichy.
Une noce hollandaise d'il y a cent ans reconstituée à
l'exposition d'Amsterdam: le cortège des invités.
UN MARIAGE A AMSTERDAM EN 1813
Sans trop s'inquiéter de la concurrence de Gand, les Pays-Bas ont voulu fêter le centenaire de leur indépendance--le retour de Guillaume-Frédéric d'Orange, fils de leur dernier stathouder--en organisant une exposition à Amsterdam. Elle est plus spécialement consacrée aux arts féminins et à la science domestique, et l'on y voit, notamment, de curieuses reproductions d'intérieurs hollandais d'il y a cent ans, ainsi que de pittoresques tableaux vivants qui évoquent les petits métiers auxquels les femmes des classes laborieuses demandent une existence précaire.
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Le bourgmestre et les demoiselles d'honneur. S'ils sont moins profonds en leurs enseignements sociaux, d'autres tableaux vivants, qui rappellent gracieusement les moeurs et coutumes des Pays-Bas en 1813, offrent de plus aimables spectacles. |
Les mariés. |
L'idée apparaît heureuse entre toutes d'avoir reconstitué avec une fidélité attentive, les noces d'un jeune aristocrate hollandais et d'une petite bourgeoise de l'époque. Des barques enguirlandées de fleurs amenèrent de Zaandam à Amsterdam les époux et leurs invités, tous habillés de costumes du temps, religieusement conservés dans les familles dont les membres participaient à l'élégante fête. Le bourgmestre figura en bonne place, flanqué de deux mignonnes demoiselles d'honneur, et, sans montrer un émoi exagéré, les jeunes épousés renouvelèrent leurs tendres aveux devant l'indiscret objectif de l'appareil photographique.