A Varreddes: un arbre déchiqueté par un obus.

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Ce fut seulement à 20 kilomètres de là que nous rencontrâmes la trace du passage de l'ennemi et le théâtre d'un des derniers combats, à la Haute-Maison et à Pierre-Levée. Je crois qu'après tant de jours écoulés on peut nommer ces lieux sans crainte. Aussi bien ne s'agit-il pas ici de se livrer à des exercices de stratégie rétrospective, mais bien plutôt de noter quelques impressions de voyage.

Nous étions là, à ce qu'il m'a semblé, à l'extrême gauche du théâtre des combats de la Marne, à l'un des points où commença la retraite de l'ennemi. Les Allemands ne firent, pour ainsi dire, que s'y montrer. Les habitants ont gardé de leur raid le même odieux souvenir qu'ils ont laissé partout où ils ont passé.

LA LIGNE GÉNÉRALE
DE CONTACT DES ARMÉES ENNEMIES DE L'OISE A LA WOËVRE

Voir l'article, page 234. Dessin de L. Trinquier.

[(Agrandissement)]

Sur la tombe commune de dix soldats du 5e régiment d'infanterie: le chien fidèle.

Tombés durant la bataille d'Esternay, aux environs du village de Champguyon, dix soldats du 5e d'infanterie ont été enterrés côte à côte au milieu d'un champ: le chien du régiment a refusé depuis de s'éloigner de la tombe où reposent ceux qui le soignaient.