Il en est encore un, fatal aux rimailleurs,
Fort connu de tout temps, en France comme ailleurs :
C’est un mal qui se prend d’ordinaire aux épaules,
Causé par des bâtons, quelquefois par des gaules.
Mais, loin de lui en vouloir de ces intempérances de langage, il faut plutôt lui savoir gré de n’avoir pas été plus loin, quand on songe que, dans sa Baronade, il va jusqu’à souhaiter que Baron soit pendu, et que, dans sa Mazarinade (si toutefois cette pièce est bien de lui), il dit, en parlant du cardinal, qu’il espère voir le jour où
Sa carcasse désentraillée,
Par la canaille tiraillée,
Ensanglantera le pavé.
Voilà qui est peu plaisant pour un poëte burlesque. Restons-en sur ce beau trait : tout ce que nous pourrions découvrir encore serait pâle à côté d’une période aussi haute en couleurs.
Il nous semble que ces citations ont bien leur éloquence, et que nous ne pouvions mieux achever de démontrer à quel point les coups de bâton étaient passés dans la langue, dans les mœurs et dans les actions du temps.