[476] Reboulet dit que le marquis de Créqui eut la faiblesse de signer la capitulation: rien n’est plus faux; il aima mieux se laisser prendre à discrétion, et il eut ensuite le bonheur d’échapper. Qu’on lise tous les mémoires du temps; que l’on consulte l’Abrégé chronologique du P. Hénault: «Bois-Jourdain, dit-il, fit la capitulation à l’insu du maréchal, etc.»
[477] Voyez page 8. B.
[478] L’Art de vérifier les dates dit que la ville de Gand fut prise le 9 mars, et que la citadelle capitula le 12. B.
[479] Kintzing, rivière de Souabe, qui se jette dans le Rhin vis-à-vis de Strasbourg. B.
[480] Près d’Augusta, le 22 avril. Ruyter mourut de ses blessures le 29 du même mois. Cl.
[481] Duquesne fut mal récompensé parcequ’il était protestant. Louis XIV le lui fit sentir un jour: «Sire, lui répondit Duquesne, quand j’ai combattu pour votre majesté, je n’ai pas songé si elle était d’une autre religion que moi.» Son fils, forcé de s’expatrier après la révocation de l’édit de Nantes, se retira en Suisse, où il acheta la terre d’Eaubonne. Il y porta le corps de son père, qu’il avait été obligé de faire enterrer en secret.
On lit sur son tombeau:
«La Hollande a fait ériger un mausolée à Ruyter, et la France a refusé un peu de cendre à son vainqueur.» K.
[482] Dans ses remarques sur Horace, tome XXXV, page 158, Voltaire dit qu’on donna à Corneille le nom de grand, «non seulement pour le distinguer de son frère, mais du reste des hommes.» B.
[483] Dans la compilation intitulée: Mémoires de madame de Maintenon, on trouve, tome III, page 23, ces mots: «Les réunions des chambres de Metz et de Besançon.» Nous avons cru d’abord qu’il y avait eu une chambre de Besançon réunie à celle de Metz. Nous avons consulté tous les auteurs, nous avons trouvé que jamais il n’y eut à Besançon de chambre instituée pour juger quelles terres voisines pouvaient appartenir à la France. Il n’y eut, en 1680, que le conseil de Brisach et celui de Metz chargés de réunir à la France les terres qu’on croyait démembrées de l’Alsace et des Trois-Évêchés. Ce fut le parlement de Besançon qui réunit pour quelque temps Montbeillard à la France.