[484] On a prétendu que ce fut alors que le prince d’Orange, depuis roi d’Angleterre, dit publiquement: «Je n’ai pu avoir son amitié, je mériterai son estime.» Ce mot a été recueilli par plusieurs personnes, et l’abbé de Choisi le place vers l’année 1672. Il peut mériter quelque attention, parcequ’il annonçait de loin les ligues que forma Guillaume contre Louis XIV; mais il n’est pas vrai que ce fût à la paix de Nimègue que le prince d’Orange ait parlé ainsi; il est encore moins vrai que Louis XIV eût écrit à ce prince: «Vous me demandez mon amitié, je vous l’accorderai quand vous en serez digne.» On ne s’exprime ainsi qu’avec son vassal: on ne se sert point d’expressions si insultantes envers un prince avec qui on fait un traité. Cette lettre ne se trouve que dans la compilation des Mémoires de Maintenon; et nous apprenons que ces Mémoires sont décriés par le grand nombre d’infidélités qu’ils renferment.

[485] Cet appareil est plus effrayant que l’effet n’en est terrible. Les bombes sont mal ajustées; les bâtiments qui les portent manœuvrent mal, sont aisément désemparés, le feu y prend fréquemment, et les frais de ces armements excèdent de beaucoup le dommage qu’ils peuvent causer. On prétend que le dey d’Alger ayant su ce que l’expédition de Duquesne avait coûté à Louis XIV: «Il n’avait qu’à m’en donner la moitié, dit-il, j’aurais brûlé la ville tout entière.» K.

[486] Voyez les étranges particularités du siége de Vienne, dans l’Essai sur les mœurs (tome XVIII, p. 432); et dans les Annales de l’empire (tome XXIII, page 640).

[487] Léopold ne vit Sobieski qu’à cheval et en pleine campagne. Il avait délibéré sur l’étiquette qu’il devait observer avec son libérateur; et ayant assemblé son conseil, il demanda comment un empereur devait recevoir un roi électif: «A bras ouverts, s’il a sauvé l’empire,» répondit le duc de Lorraine. Il fut le seul de son avis. K.

[488] Dans l’Essai sur les mœurs (tome XVII, page 508).

[489] Le bombardement de Gênes est du mois de mai. B.

[490] L’édition encadrée de 1775, et, d’après elle, les éditions de Kehl, disent quatorze mille. Dans les éditions antérieures à 1775, on lit quatre mille. B.

[491] 15 mai 1685. B.

[492] 28 septembre 1684. De nouveaux ambassadeurs de Siam arrivèrent à Paris en juillet 1686. B.

[493] Le P. Dorléans a publié une Histoire de M. Constance, 1692, in-12. Une autre Histoire de M. Constance, par Deslandes, a été imprimée en 1756, petit in-8º. B.