Auguste était fort malade, et sa mère veillait auprès de son petit lit. A quelque heure du jour et de la nuit que l'enfant se réveillât, il la trouvait toujours prête à lui donner ce qu'il demandait.
Quand il fut remis un peu de sa maladie, il s'étonna que sa mère eût pu résister à tant de fatigues.
«Mon ami, lui dit-elle, Dieu soutient la mère qui soigne son enfant.»
LE COLIN-MAILLARD
Les enfants de M. Raynouard invitèrent un de leurs camarades à venir passer la journée avec eux. Après avoir essayé de tous les jeux, on se mit à jouer au colin-maillard. Quand ce fut le tour du camarade d'avoir les yeux bandés, les enfants s'entendirent pour quitter l'endroit où il était, et le laissèrent tout seul, cherchant dans tous les coins sans trouver personne.
M. Raynouard, étant entré, vit le pauvre garçon délaissé; il lui ôta son bandeau, et l'emmena voir une ménagerie fort belle qui venait d'arriver dans la ville. Les enfants se trouvèrent bien punis de leur malice quand ils revinrent pour se moquer de leur camarade.
LA LIBERTÉ.
«Maman, si, comme vous, j'avais la liberté de faire tout ce qui me plaît, je resterais au lit, le matin, au lieu de me lever, comme vous le faites, dès que le jour paraît. Vous n'aimez donc pas à dormir?