[98]. Lettera 14 aprile 1806 nella Correspondance du prince Eugène.
[99]. Nel febbrajo 1806 Napoleone scriveva al vicerè: Partez du principe que j’ai besoin de beaucoup d’argent. On voudrait dans ce pays l’impossible: payer peu de contributions, avoir peu de troupes, et se trouver une grande nation: tout cela est chimère. Quant aux impositions, la seule réponse à faire est celle ci: Paye t-on plus qu’en France? Anche il conte di Cavour ripetea sempre: «Bisogna pagare, e pagare, e pagare». I suoi successori calcano le sue orme.
[100]. Nei Mémoires tirés des papiers d’un homme d’État, che sono una delle pubblicazioni più curiose dei nostri giorni, si legge: Prina souple instrument des exigences de Napoléon, torturait son génie pour trouver les moyens de pressurer un pays, auquel on avait solennellement promis tant de prospérité, et il acquérait la faveur de son insatiable maître au prix de la haine générale. Les projets de ce ministre, qui fut pour l’Italie ce que le trop célèbre abbé Terray avait été jadis pour la France, n’était soumis à aucun genre de contrôle: Napoléon voulait, il fallait obéir. Cependant toutes les ressources de son habilité tortionnaire se trouvaient épuisées avant qu’on renonçât à y recourir pour de nouvelles exactions: les améliorations imaginaires pompeusement combinées afin de couvrir tant d’oppression réelle, et publiées dans les gazettes comme une preuve des soins paternels du monarque français, étaient pour la plupart ou suspendues ou abandonnées, d’autant plus que, de leur côté, les généraux français employaient tous les moyens en leur pouvoir d’épuiser le pays pour accroître leur propre fortune.
L’Italia francese (escluso il regno d’Italia) produceva alla Francia quaranta milioni; di cui diciotto pagavano l’amministrazione, polizia e strade; ventidue per piazze forti, e per mantenere cenventimila uomini a tutela del paese (1807). Vedi Thiers, Histoire du Consolat et de l’Empire, vol. VIII.
[101]. L’adulazione postuma, che venne di moda verso il regno d’Italia, fa esaltare ancora i rendiconti del Prina e le illazioni del Pecchio, che si appoggia unicamente su quelli, colla fede d’un gazzettiere ufficiale. Senza cercare altre autorità, adduciamo quella sola del vicerè, che scriveva a Napoleone il 26 dicembre 1810: «V. M. mi fece l’onore di ripetermi più volte che diminuirebbe i carichi del suo regno a misura che s’assoderebbe; e nel lavoro dell’anno passato mi fece l’onore di dirmi che non avrebbe esatto dal suo regno che cenventi milioni. Di fatto non è possibile imporgli maggiore aggravio. L’interruzione totale del commercio, il deperimento delle manifatture di seta e di cotone, l’annichilamento del prodotto delle dogane sia pel divieto d’introdurre merci forestiere, sia pel tenue dazio delle francesi; infine la distrazione di due milioni del prodotto delle dogane per incoraggiare le manifatture di seta, ordinata da V. M.; tutto ciò impedisce di ripromettersi un’entrata più considerevole».
[102]. Nelle Memorie del principe Eugenio, tom. II, p. 12, riferendosi l’ammutinamento di Crespino, si dice: Cette révolte était d’autant moins motivées, que jamais ce pays n’avait appartenu à l’Autriche. Strana ragione davvero, sol conveniente a coloro che dicono, tutto il liberalismo degli Italiani consistere nel ribramare i Tedeschi quando sono sotto ai Francesi e viceversa.
E a pag. 179 è la lettera 21 marzo 1806 di Napoleone: J’ai reçu la réclamation de la commune de Crespino: je n’entends pas raillerie; mes drapeaux ont été insultés, mes ennemis accueillis; il faut du sang pour expier le crime de cette révolte. Si cette Commune veut se laver de l’opprobre dont elle s’est couverte, il faut qu’elle livre les trois principaux coupables pour être traduits devant une commission militaire, et être fusillés avec un écriteau portant ces mots Traditori al liberatore d’Italia ed alla patria italiana. Alors je pardonnerai à la Commune, et je révoquerai mon décret.
Dopo la battaglia della Piave, Napoleone scriveva a Eugenio, il 10 maggio 1809: On dit que l’évêque d’Udine s’est mal comporté: si cela est, il faut le faire fusiller. Il est temps enfin de faire un exemple de ces prêtres, et tout est permis au premier moment de la rentrée. Que cela soit fait 24 heures après la réception de ma lettre, c’est un exemple utile. S’il est quelqu’autre individu qui se soit mal comporté, faites-les arrêter. Si Trieste vient à être en votre pouvoir, imposez-lui 50 millions de contributions, et faites arrêter quarante des principaux habitants, pour vous assurer du payement. Faites mettre le séquestre sur tous les navires jusqu’à ce que cette contribution soit acquittée. Vous suivrez cela à la lettre; j’ai pardonné trop souvent à cette ville.
[103]. Questo proclama è dato come una scoperta, una rarità in una storia recente, bassamente adulatrice dell’antico Piemonte (Del Gualterio). Esso leggesi fin nel Botta: in pieno dominio austriaco io lo stampai nella Storia della diocesi di Como; nè l’Austria se ne ascondeva, dicendo che tali promesse erano condizionate al ribellarsi de’ paesi: e questi nol fecero.
[104]. Il vicerè annunziò aver perduto duemila combattenti e due generali feriti; gli Austriaci d’averne uccisi ottomila, preso quattromila seicensessantasei prigioni, dodici cannoni, mentre essi perdettero tremila seicento uomini. Il Coraccini parla di dodicimila Italiani periti. Fu stampata allora una Histoire de la campagne de S. A. I. Eugène Napoléon, in tono così iperbolico, che si dubitò fosse ironia; e la Corte fece comprare tutti gli esemplari, e ricattare i già venduti.